Hell Of The Living Dead (Vincent Dawn, 1980)

Titre original : Virus Cannibale
Réalisateur :   Vincent Dawn alias Bruno Mattei
Origine : Italie, Espagne
Année de production : 1980
Durée : 1h41
Distributeur : NC
Interdiction : Interdit aux moins de 16 ans
Interprètes : Margit Evelyn Newton, Frank Garfield, Selan Karay

Nouvelle-Guinée. Un accident à l’intérieur de ce qui ressemble à une centrale nucléaire transforme les employés et les habitants de la région en monstres cannibales. Contaminés par un virus fabriqué e laboratoire dans le but de régler le problème de la surpopulation de la planète les morts-vivants se jettent sur les soldats du commando d’élite envoyé par le gouvernement. Rapidement, la situation devient incontrôlable et l’horrible contagion se répand dangereusement…

Après visionnage, une question se pose d’emblée : Hell Of The Living Dead serait-il le nanar ultime que l’on attendait tous ? Bien que Virus Cannibale (en français) constitue en soi une aberration totale, force est d’admettre qu’il s’agit là du long-métrage le plus réussi – ou plutôt le moins pourri– de feu Bruno Mattei (Zombi 3 ; Horror Cannibal ; L’Ile des Morts-Vivants), bien connu des cinéphiles nanarphages pour son statut de maître incontesté de la série Z et son goût immodéré du plagiat sans scrupules. En effet, et pour une fois, celui qui se cache sous le pseudonyme de Vincent Dawn (eut-être par peur des représailles ?) a pu bénéficier pour on ne sait quelle raison d’un budget plus ou moins correct pour mener à bien son projet qui dès les premières minutes semble fort s’inspirer d’un certain Dawn Of The Dead de 1978 (nous y reviendrons un peu plus tard)… Toujours épaulé par son fidèle collègue scénariste-producteur opportuniste Claudio Fragasso (Zombie 4), Mattei nous livre ce qui restera dans l’histoire du cinéma comme le nanar le plus ambitieux de tous les temps…

En effet, ce qui frappe dès le générique d’introduction, c’est la présence inespérée au casting du groupe Goblin, à qui l’on doit les excellents scores de chefs-d’œuvre du cinéma d’horreur tels que Les Frissons de l’Angoisse ou Suspiria de Dario Argento, entre autres. Comment expliquer cet évènement surréaliste ? Eh bien, c’est simple : ce cher Mattei s’est tout bonnement cru en droit de pouvoir dérober plusieurs des morceaux composés pour la version Argentesque du film Dawn Of Dead et le moins connu Contamination de Luigi Cozzi. Gonflé, le Bruno… Mais les similitudes avec le film culte de George A. Romero ne s’arrête pas là, notre réalisateur italien préféré ayant poussé le vice jusqu’à carrément copier certains éléments de l’intrigue de Dawn Of The Dead. Après une scène d’introduction parfaitement risible ou des ersatz de scientifiques affolés se contentent de balancer des termes techniques à-tout-va (« Évacuez le module Antarès » ; « Point de convergence OK ») en appuyant toutes les trois secondes sur des boutons clignotants, nous retrouvons un commando de soldats d’élite entièrement vêtus de bleu chargés de pénétrer un immeuble où a lieu une prise d’otages. Cela ne vous rappelle rien ? Attendez donc d’apprendre la suite… Mattei, pas malin, a même eu l’idée géniale (et ô combien originale) d’accompagner cette scène du même morceau musical que celle de Dawn ! La ressemblance est alors frappante, et ce qui était de l’ordre de l’étrange sentiment de déjà-vu se transforme tout à coup en certitude indignée : cette scène est bel et bien plagiée.

Ainsi Hell Of The Living Dead s’efforce t-il vainement d’implanter son scénario dans un univers similaire, voire parallèle, à celui du deuxième volet de la saga Romerienne… Entreprise tout ce qu’il y a de plus raté. En effet, l’histoire du film atteint des sommets de banalité en matière d’invasion zombiesque, jugez-en par vous-mêmes : l’Occident, toujours à l’affût de quelque trouvaille technologique pour imposer sa supériorité écrasante au reste de la planète, met au point une arme bactériologique censée éliminer le Tiers-Monde de manière définitive. Naturellement, la centrale chargée de fabriquer cette arme redoutable, basée en Nouvelle-Guinée, connait un accident tragique. Tous les scientifiques sont éliminés et le virus mortel se répand à l’extérieur, entraînant alors un génocide aux conséquences bien plus lourdes que ce que ses instigateurs auraient pu imaginer. Dans ce foutoir, des militaires en mission secrète en Nouvelle-Guinée vont croiser la route de deux journalistes venus enquêter sur les faits. Ils vont alors tenter de survivre à une population transformée en morts-vivants affamés de chair humaine… Rien de bien original, en somme, traité qui plus est avec de très, très grosses ficelles et une cruelle absence de dynamisme. Non, vraiment, Bruno Mattei n’est pas ce que l’on peut appeler un cinéaste doué.

Mais ce qui est bien avec Hell Of The Living Dead, c’est qu’il peut aussi faire office de documentaire animalier, pour ceux qui rêvent de terres sauvages à leurs heures perdues. Je m’explique… Le film contient autant de scènes effectivement tournées que de stock-shots tout ce qu’il y a de plus inutiles et repérables à deux cent kilomètres ! En effet, Hell fourmille de plans plus ou moins longs – quand ce ne sont pas des séquences entières – piqués ça et là à des documents d’archives portant sur des animaux exotiques ou des tribus originaires d’on ne sait où. Entre deux plans de dialogues, hop, un petit plan d’un singe qui grimpe à un arbre… Après une scène de lutte contre les zombies, hop, une petite scène d’un coyote qui chope et dévore une espèce de ragondin… Navrant. Il y a tellement d’exemples de ce type que le film en devient vite insupportable, surtout que cela n’apporte strictement rien à l’histoire et ne sert au final qu’à rallonger la durée du métrage. Mais quand le maître du détournement essaie de nous faire passer des vessies pour des lanternes, le résultat en devient carrément hilarant… Preuve en est cette magnifique séquence où la conne de journaliste Lia Rousseau, après s’être tout à coup foutue à poil et peinturluré les seins pour approcher l’une des soi-disant tribus Papou – le quota de nudité de tout bon nanar étant ainsi respecté –, observe un rite funéraire censé se dérouler devant ses yeux grâce à la magie d’un champ-contrechamp tout à fait dérisoire. Ça crève les yeux que cette scène a été volée, déjà par le fait que l’actrice ne soit jamais dans le même plan que ces authentiques indigènes, mais aussi et surtout par la différence énorme de lumière, de grain de l’image et de cadrage qui existe entre les deux plans. Le pire reste sans nul doute les efforts complètement vains du maquilleur pour faire ressembler ses pauvres figurants aux indigènes des stock-shots… Quand on voit dans un plan volé l’aspect très réaliste (puisque réel) des membres de la tribu en question et dans celui qui suit (tourné) la tronche ridicule des acteurs du film, on ne peut que rire à gorge déployée tant on se dit que ce tordu de Mattei cherche vraiment à nous prendre pour des cons. Il y aurait encore des pages et des pages à écrire sur cet aspect du film, mais il est grand temps d’aborder un autre sujet tout aussi intéressant.

Parlons un peu des zombies, puisque malgré ses trompeuses apparences de documentaire diffusé sur Arte à cinq heures du mat’, Virus Cannibale n’en reste pas moins un film de zombies. Curieusement, leur design reste très aléatoire – et on se demande bien pourquoi – : ceux-ci ont la face tantôt grimée de noir, parfois de vert, quelquefois encore de blanc, quand ils ne sont carrément pas maquillés du tout. Néanmoins, les zombies ont au moins l’avantage de ne pas courir, de ne pas parler, de ne pas tendre d’embuscade etc., même si certains d’entre eux ont l’incroyable faculté de s’installer comme si de rien n’était sur le siège d’une voiture en marche… Mais bon, dans l’ensemble, ils sont plutôt convaincants, leur démarche lente et saccadée ainsi que leurs gestes désarticulés suffisant à les rendre un tant soit peu crédibles, même si tous les figurants ne sont pas égaux en termes de qualité de jeu. Il est malheureusement loin d’en être de même pour les acteurs… La plupart d’entre eux se contente de faire acte de présence en ayant l’air de souhaiter plus que tout au monde être ailleurs, sauf peut-être l’acteur Luis Fonoll (Osbourne dans le film) qui apporte un petit grain de folie à son personnage pourtant voué à être aussi cruellement vide que ses comparses. Sans parler de l’actrice Margit Evelyn Newton, qui interprète Lia Rousseau et qui croit dur comme fer que faire les gros yeux à tout-bout-de-champ suffit largement à exprimer la terreur la plus profonde. Faut dire aussi, les dialogues ne sont pas là pour les aider (« On prend ce putain de radeau et c’est parti mon kiki. »), pareil pour les doublages français, hideusement datés et constamment à côté de la plaque. Heureusement, les scènes gore, sans être particulièrement réussies, demeurent correctes et participent un peu à rattraper ce foutoir en y injectant un semblant d’intérêt épisodique.

Hell Of The Living Dead est donc certes un film nul à chier mais qui comporte ce petit je-ne-sais-quoi de délicieusement kitsch qui le rend involontairement drôle et pas si désagréable que ça à mater. De plus, son absence totale de complexes (je parle bien sûr du plagiat de Dawn et des stock-shots), qui demeure tout de même assez incroyable, lui confère un aspect ludique non négligeable qui vient combler un peu le vide intersidéral de son scénario téléphoné. A voir entre fans de nanars ultimes pour se marrer un bon coup !

Publicités

FleshEater – Revenge Of The Living Dead (S. William Hinzman, 1988)

Réalisateur : S. William Hinzman
Origine : États-Unis
Année de production : 1988
Durée : 1h28
Distributeur : NC
Interdiction : NC
Interprètes : S. William Hinzman, John Mowod, Leslie Ann Wick

Un groupe de jeunes part faire du camping dans les bois, le soir d’Halloween. Malheureusement pour eux, le FleshEater vient tout juste d’être sorti de son sommeil éternel et va les prendre en chasse pour les exterminer jusqu’au dernier…

Et en avant pour la critique de l’un des pires films de zombies de tous les temps ! Attention les yeux, c’est du lourd ! Non content d’être le premier zombie mangeur de chair porté à l’écran en 1968 dans Night Of The Living Dead, S. William Hinzman décide vingt ans plus tard de créer son propre film de morts-vivants (ben ouais, y a pas de raison !), qui n’est en réalité ni plus ni moins qu’un honteux plagiat de l’œuvre de George A. Romero. Désireux de s’ériger en tant que digne suite de Night Of The Living Dead, FleshEater n’aura de cesse de vouloir s’incruster au sein de la saga de ce pauvre George en multipliant les faux liens avec le premier volet (déjà par l’intermédiaire de son sous-titre : Revenge Of The Living Dead). Ces efforts pathétiques le conduisent donc à produire une daube infâme et désespérément creuse qui se présente comme une sorte de préquelle foireuse ou de pseudo-suite (on ne sait pas trop) faisant office de véritable torture mentale pour tout spectateur équilibré (non masochiste, j’entends).

Le néant qui se dégage de cette monumentale atrocité cinématographique est donc une authentique souffrance psychologique qui provient autant du fait que l’on ait l’impression d’assister à un mauvais film amateur tourné avec les moyens du bord (genre Camp Blood mais en moins drôle) que de la désagréable sensation d’être pris pour des cons du début à la fin du film. En effet, comme il ne se passe absolument RIEN au niveau de l’histoire, ce bon vieux Hinzman n’a rien trouvé de mieux que d’introduire de nouveaux personnages indéfiniment pour ensuite les faire mourir deux minutes après, et ce dans le but d’espérer combler un peu le vide incommensurable d’un scénario merdique qui peut tenir à l’aise sur une seule page. Au programme : des dialogues transcendants (« J’aime bien ton costume… ») ; de l’action à revendre (« Tu vas me chercher du bois ? ») ; des scènes gore à la limite de l’insoutenable (les gros plans répugnants sur deux personnages étonnamment moches qui s’embrassent comme des machines à laver) ; des zombies ultra-forts à la gueule recouverte de steacks hachés qui toquent aux portes et tendent des embuscades dans le noir ; du sexe hot (pourquoi elle se fout à poil, là ?) ; bref, tout ce qui fait la recette parfaite d’une bonne petite série Z bien à chier.

Mise à part la profusion hallucinante d’incohérences scénaristiques, un truc trop drôle est de voir brusquement les personnages se barricader, sous pression extrême, glissant vers une folie certaine, alors même qu’il n’y a absolument AUCUNE menace à l’extérieur… Trop fort ce Hinzman. Mais à la surprise amusée du début se succède bien vite une exaspération incontrôlable que la musique du film va venir exacerber de par son omniprésence ininterrompue tout au long du film. S’il est possible que vous trouviez la bande-son plutôt plaisante au début du générique, soyez sûrs et certains qu’au bout de vingt minutes elle vous fera pisser du sang par les oreilles. De raccourcis scénaristiques aberrants en scènes de nu incompréhensibles, FleshEater nous balance fièrement sa théorie personnelle de l’apparition des morts-vivants mis en exergue dans Night Of The Living Dead. Oui, parce que, vous comprenez, la « vérité vraie », ce que Romero n’a jamais dit et que Hinzman, lui, connait sur le bout des doigts, c’est que le premier zombie au monde a en réalité été sorti de sa tombe satanique creusée dix centimètres sous terre et recouverte d’un fin tapis automnal de feuilles mortes, et que c’est pour ça qu’il est venu se venger en mangeant tout le monde. Cette séquence magique s’accompagne d’un regard-caméra de Hinzman (qui tient donc le rôle de ce zombie en costard commun aux deux films) qui semble vouloir dire : « Ah Ah ! Vous vous souvenez bien sûr du zombie qui surgit du cimetière et attaque Barbara et Johnny dans Night Of The Living Dead ? Ben c’était moi ! ». Oui, oui, on t’avait reconnu, Hinzman, et ce sera malheureusement difficile d’oublier le visage du créateur d’une bouse pareille…

Techniquement parlant, FleshEater fait peine à voir, surtout ses transitions ignobles effectuées toutes les cinq minutes à grands coups de fondus au noir insupportables et dont chaque scène qui suit n’apporte strictement rien de plus que la première. Sans parler des poursuites à deux à l’heure et des subterfuges risibles pour pallier à un flagrant manque de moyens (chaque zombie venant de mordre se retrouve ainsi avec un morceau de chair entre les dents, pour bien nous faire comprendre que c’est un zombie, et que donc, par conséquent, il mange les vivants), ou encore du choix très pertinent de donner à voir des meurtres d’enfants faussement dramatiques mais réellement pathétiques pour démontrer qu’il s’agit bel et bien d’un film d’horreur, au cas où cela ne nous serait pas encore apparu très clairement… C’est clair, ce film est une horreur, une erreur même, et qui n’aurait certainement jamais dû voir le jour. Les acteurs atteignent des sommets d’inexpressivité (« Oh là là, ma fille est morte… ») tandis que les zombies adoptent une curieuse démarche de sumo (véridique !), le tout agrémenté de quelques rares scènes d’action hyper-mal faites et d’une mollesse qui a quelque chose d’hypnotique (je veux dire par là qu’elles nous plongeraient presque dans un état second… de catatonie).

Mais parlons à présent un peu de ce plagiat… S’agit-il réellement de transposition identique de scènes devenues cultes pour compenser un terrible manque d’imagination ? Mesdames et messieurs, la réponse est OUI, c’est exactement ça ! Et le pire, c’est qu’il n’y en a pas qu’une, de scène volée, mais un bon paquet… En plus de celle que j’ai déjà abordée un peu plus haut, où les personnages, en proie à la plus débile et injustifiée des paniques de l’histoire du cinéma, se barricadent dans une grange pourrie pour se protéger contre le vide ; nous pouvons également citer la scène de fin, dans laquelle des rednecks impitoyables organisent une grande battue aux morts-vivants pour flinguer du gibier humain tout en s’amusant. Même interview d’un flic qui explique la situation à des journalistes, même idée directrice développée au travers des ces chasseurs sadiques, la fin de FleshEater, en plus de durer trois plombes, exhibe son forfait sans vergogne. Et, le fin du fin, le must du film, c’est la mort de ses deux personnages « principaux » (s’il y en a). Là, je crois qu’on peut dire qu’on touche vraiment le fond… Pressentie à des kilomètres par une effusion surchargée de pathos à vous faire vomir, la mort du couple de jeunes est absolument identique à la mort de Ben dans Night Of The Living Dead. C’est cool, parce qu’on le voyait pas du tout venir, en plus… Comme par hasard, les personnages décident justement de sortir de leur cachette quand les chasseurs font le ménage et, comme par hasard encore, ils se font tuer d’une balle en pleine tête parce qu’ils ont été confondus avec des zombies ; oh là là, que de coïncidences, c’est fou la vie, quand même… Bref. Voilà, quoi. Tout ça pour dire que ce film n’est qu’une merde prétentieuse.

FleshEater fait donc partie des PIRES films voulant s’approprier un peu de l’aura de Night Of The Living Dead, mais aussi et plus généralement de la production cinématographique toute entière en matière de zombie. Orgueilleux, ennuyeux, consternant et chapardeur, ce film est à placer au fin fond des oubliettes des films les plus inutiles du siècle passé. A éviter par tous les moyens !

Erotic Nights Of The Living Dead (Joe d’Amato, 1980)

Titre original : Le notti erotiche dei morti viventi
Réalisateur : Joe d’Amato
Origine : Italie
Année de production : 1980
Durée : 1h44
Distributeur : /
Interdiction : Interdit aux moins de 18 ans
Interprètes : Laura Gemser, George Eastman, Dirce Funari, Mark Shannon

Un promoteur immobilier se rend en bateau avec sa petite amie sur une île isolée où il compte développer un complexe immobilier. Sur place, ils sont mis en garde par une jeune femme et un vieil homme des dangers du lieu.

Allez, encore une énième variante du cultissime Night Of The Living Dead de George A. Romero… En tout cas, celle-là ne semble pas craindre le ridicule ! Ce « film », également connu sous les titres sans équivoque de La Nuit Fantastique Des Morts-Vivants (en français) ou encore Sexy Nights Of The Living Dead,  est le forfait avéré d’un certain réalisateur italien profondément rattaché au cinéma d’exploitation : le (bien) nommé Joe d’Amato, à qui l’on doit une pléiade de films porno et/ou d’horreur  assez gratinés niveau titres, tels que Le Déchaînement Pervers de Manuela, Antropophagus et Homo Erectus, et qui par ailleurs semble vouer un culte sans bornes au personnage érotique d’Emmanuelle (Emmanuelle Autour Du Monde ; Emmanuelle Et Les Derniers Cannibales ; Emmanuelle Et Les Filles De Madame Claude ; etc., etc., je vais pas tous vous les faire)…

Tout au long du film, on peine vraiment à comprendre où ce tordu de d’Amato a bien voulu en venir … Ben ouais, pourquoi diable aller foutre des scènes érotiques voire même carrément pornographiques dans un film soi-disant d’horreur ? Car c’est un fait incontestable : autant le public de films X que celui d’horreur ne sauraient trouver un quelconque intérêt à cette daube ultra-kitsch qui se targue de pouvoir mêler les deux genres avec une absence totale de cohérence et surtout de souci artistique. D’autant plus qu’il fait preuve d’une radinerie incroyable autant en termes de scènes de sexe que d’horreur, au moins aussi rares dans le film que les bons acteurs dans ce type de cinéma bis italien des années 70-80. C’est sans doute cela, le pire : il ne se passe strictement rien dans ce putain de film, rien de rien, nada, néant. C’est le vide… A la limite (quitte à le voir…) pouvions-nous tabler sur la rencontre éclectique des zombies avec le sexe… Même pas ! Faut pas pousser, le film se garde bien de se risquer à briser les tabous autour de la nécrophilie, non, il se contente tout juste de nous donner à voir quelques fringants italiens moustachus se taper les unes après les autres des actrices qui n’acceptent pas toujours de se faire filmer de face la bouche pleine…

Car c’est bien ça, le plus ridicule dans cette histoire : l’hésitation perpétuelle du film à se positionner sur le genre érotique ou pornographique. Ne pouvant se décider, il choisit tout bonnement d’alterner entre les deux. Par exemple, alors que la scène d’introduction (minable) met en scène assez chastement (entendez : les sexes ne sont pas montrés) un couple en train de sauvagement faire l’amour dans les sous-sols d’un hôpital psychiatrique tandis qu’un interné jouit (au sens littéral du terme) d’assister à la scène ; la séquence de sexe suivante nous donne carrément à voir de la pornographie pure et dure (bien que désuète), avec pénétration et tutti quanti… Ce sera d’ailleurs la seule et unique de tout le film, les autres faisant plutôt dans le registre « érotisme cheap », par manque de couilles ou manque de figurantes sexuellement libérées, allez savoir ! Quand aux scènes d’horreur, elles doivent être au nombre de trois, à tout casser : une au début (absolument pourrie), une au milieu (déjà un peu mieux mais quand même naze) et une tragiquement longue à la fin, comme si le film voulait à tout prix rattraper le temps perdu en nous mettant la dose de zombies avant le générique. Les zombies se calquent légèrement sur ceux de Lucio Fulci dans L’Enfer Des Zombies (chair décomposée style « papier mâché » ; vers grouillants sur le visage et au creux des orbites ; etc.) mais uniquement le temps d’une séquence, d’Amato préfèrera par la suite leur foutre des foulards sur la gueule, tout simplement. Les scènes « d’action » sont merdiques, elles aussi : quand les zombies n’arrachent pas du tissu froissé en guise de lambeaux de gorge de leurs victimes, ceux-ci sortent de leurs tombes enterrées à 20 centimètres de profondeur avec une lenteur exagérée. Aussi nul en tant que film d’horreur qu’en film de cul, mais que reste t-il donc de cet Erotic Nights ?

Rien. Laura Gemser, peut-être ? Même pas… « Black Emmanuelle » ne sert pas à grand-chose, à vrai dire, pas plus que le reste du casting d’ailleurs. A peine fait-elle une jolie tapisserie. Quant au scénario, eh bien, il n’y en a pas, tout simplement. On ne peut même pas dire qu’il sert de prétexte foireux à une accumulation de scènes de sexe vicelardes, puisque comme je l’ai déjà évoqué précédemment, le film fait montre d’une pingrerie rare en la matière. Non, en fait, le film s’attarde sur des détails aussi inutiles que crispants : les deux personnages principaux qui parlent pour ne rien dire en contemplant la mer sur le pont de leur bateau de riche ; les allers de l’un du bateau à la plage ; les retours de l’autre de la plage au bateau, etc. Bref, aucun intérêt. Le retournement final, aussi ridicule qu’embarrassant, tombe à plat comme un suicide du deux-centième étage, on ne comprend même pas comment ils ont pu trouver une idée aussi minable et en plus la garder au montage final. Sans parler des pseudo-scènes dérangeantes, plus pitoyables encore que les scènes de sexe « normales » : une strip-teaseuse à l’incroyable talent de déboucher les bouteilles de champagne avec son vagin ; ou encore le pauvre type qui voit son pénis servir d’amuse-gueules à la « sexy zombette » du film… Le tout servi par des super-musiques d’ascenseur (ou de supermarché, ça dépend) si caractéristiques des films X et surtout si ringardes… Seule le thème d’introduction est pas mal, car il s’inscrit dans le genre des péloches d’horreur italiennes de l’époque, mais malheureusement on ne l’entendra plus jusqu’à la scène finale, d’Amato optant pour le choix très judicieux de nous seriner avec ses mélodies inaudibles durant 1h44 sans discontinuer.

En définitive, le nom d’Erotic Nights Of The Living Dead n’évoque que du vide dans les cerveaux, le vide de l’absence totale de talent artistique et de la moindre parcelle de cinéphilie, le vide de l’arrivisme méprisable et du manque de fric, le vide de l’incohérence formelle et narrative. Ce film est presque irregardable pour quiconque détient un minimum de bon goût (que ce soit en films pornos ou en films de zombies) et surtout d’instinct de survie, un nanar même pas drôle ni même édifiant qu’il vaut mieux effacer dès à présent de vos mémoires.

Day Of The Dead 2 : Contagium (Ana Clavell et James Dudelson, 2004)

Réalisateur : Ana Clavell
Origine : États-Unis
Année de production : 2004
Durée : 1h43
Distributeur : Taurus Entertainment Company
Interdiction : Interdit aux moins de 16 ans
Interprètes : Laurie Baranyay, Justin Ipock, Stephan Wolfert, Julian Thomas

Alors que le docteur Donwynn et quelques-uns des patients du Romero Memorial Hospital sont en train de nettoyer un ravin, ils découvrent une étrange boîte contenant un objet irradiant. La contamination est immédiate et les symptômes spectaculaires : perte de lambeaux de peau, apparition de furoncles, sécrétion d’une substance noirâtre et visqueuse, dilatation des pupilles, … Ils sont contaminés par un étrange virus, qui les transforme en zombies et les amènent à dévorer de la chair humaine. L’armée est chargée de contenir l’épidémie.

Qui aurait cru qu’un film aussi génial que Day Of The Dead engendrerait une fausse suite aussi merdique que ce Day Of The Dead 2 : Contagium ? Je dis bien « fausse » car, comme vous allez pouvoir le constater, cette petite série B sans talent ni originalité n’entretient strictement aucun rapport avec le troisième et meilleur volet de la saga Of The Dead. Outre son titre tape-à-l’œil (opportuniste ? nooon…) laissant logiquement supposer une séquelle (sachant qu’il en existe déjà une intitulée Land Of The Dead), il s’agit en réalité d’une sorte de préquelle à l’œuvre de George A. Romero censée expliquer à la place de Night Of The Living Dead (pas prétentieuse en plus, la Ana Clavell) comment l’invasion zombiesque a commencé, en se focalisant sur le quotidien d’un petit hôpital psychiatrique dénommé le « Romero Memorial Hospital »… Hommage raté, à vrai dire. Non seulement vain et inutile, ce projet opportuniste et hypocrite n’a décidément rien pour lui : lent, creux, inintéressant, fauché et mal joué, Day Of The Dead 2 est à Day Of The Dead ce que Zombie 3, 4 et 5 étaient à Dawn Of The Dead dans les années 70 et 80.

Après une scène d’introduction atrocement longue qui ne parvient pas une seule seconde à nous plonger dans l’ambiance qu’il n’y a pas, nous faisons la connaissance des cinq personnages principaux (quatre patients et un docteur), tous plus vides et stéréotypés les uns que les autres, sans parler du non-jeu des acteurs, résolument mauvais. S’il ne transparait du comportement des patients aucun symptôme quel qu’il soit d’une éventuelle pathologie (on dirait juste des abrutis), il demeure encore plus difficile de croire ne serait-ce qu’un seul instant au statut de psychiatre de docteur Donwynn (Stephan Wolfert). En même temps, tout s’explique : un rouquin-surfer en chemise à fleurs, ça vous parait crédible, à vous ? C’est donc sans aucun intérêt que nous suivons leurs minables péripéties : la découverte fortuite d’une espèce de thermos vert contenant le virus de la « zombie-attitude » (« J’ai trouvé un trésoooor ! ») ; une histoire d’amour insupportablement gnangnan avec une suicidaire dégottée au marché aux puces sur laquelle fantasme le cliché ambulant d’une lesbienne frustrée ; et, bien sûr, leur transformation progressive en zombies de pacotille.

Parlons-en d’ailleurs, de cette transformation, puisque le film se montre assez insistant voire même carrément lourdingue sur ce passage… Elle prend des proportions énormes en termes de temps narratif pour… Rien. Ridicule, profondément ennuyeuse et servie par des effets spéciaux encore plus cheap qu’un épisode de Chair de Poule, la métamorphose zombiesque est tout juste bonne à enfoncer un peu plus le film dans les abymes sans fin de la nullité. Et le stade final tant attendu est, comment dire, pathétique ? Pire que ça : un croisement hybride entre les vampires de Buffy et le steak haché qui repose au rayon boucherie de mon supermarché préféré. Sans déconner, j’ai rarement vu pire que les morts-vivants de Day Of The Dead 2… Le zombie « ultime » du film, le méchant surveillant moustachu et libidineux tout droit sorti d’un épisode de Walker Texas Ranger, n’est rien de plus qu’un amas de viande (… hachée ?) sanguinolent qui pousse des cris de fauve en mettant trois plombes pour assassiner ses victimes. Quant aux autres, eh bien, ils se contentent de pousser des vagissements (certains privilégiés ont même l’étrange capacité de parler, on se demande bien pourquoi…) en claudiquant ou en frottant leurs têtes contre le cou ou l’abdomen de leurs proies pour donner la vague impression de les dévorer. Les actions censées être « chocs » sont elles aussi horriblement mal foutues : « headshots » à répétition sans qu’aucun impact de balles ne viennent s’inscrire sur les fronts ; mauvais timing des giclées de sang, sang qui d’ailleurs recouvre le corps des morts mais qui ne provient d’aucune sorte de blessure, etc. ; le tout servi par des interprétations en dessous de zéro des innombrables figurants inutiles.

Mais le pire reste sans nul doute la tentative désespérée de Day Of The Dead 2 pour tenter de nous faire croire à son histoire d’hôpital psychiatrique… C’est simple, rien n’est crédible dans ce film, et encore moins ce qui est censé se dérouler à l’hôpital : des patients grimaçants pour faire croire à la folie, en passant par les infirmières et les surveillants caricaturaux au comportement tout sauf professionnel, sans parler des docteurs en bois pas foutus de sortir un seul terme du jargon psychiatrique (le méchant aux lunettes- nœud pap’ qui se tient comme Mr Burns dans The Simpsons est particulièrement gratiné) ; il demeure tout simplement impossible de se faire prendre à ce jeu de dupes. Un autre détail exaspérant, c’est la fâcheuse tendance de l’un des héros à lire ses passages préférés d’un bouquin de philo par l’intermédiaire d’une voix off insupportable de niaiserie misérabiliste. A voir comme le film se montre incroyablement lourd sur ce point, on se dit que les auteurs ont vraiment du le kiffer, ce livre… Enfin, le final de Day Of The Dead 2, expédié en deux minutes après des heures de torture mentale, se montre simplement à la hauteur de tout ce qui le précède : désespérant.

Voilà donc un film qui, non content de faire fi de Night, Dawn et Land, condense tout ce qu’il y a de pire dans les mauvaises séries B et qui ne mérite pas même de figurer parmi les nanars les plus drôles de la décennie. Une véritable escroquerie naze sur toute la ligne dont la prétention n’a d’égale que son inénarrable platitude. Surtout ne vous faites pas avoir par son titre racoleur, rien ne vous fera davantage perdre votre précieux temps que cette véritable abomination audiovisuelle. A enterrer pour de bon !

Day Of The Dead (Steve Miner, 2008) [remake]

Réalisateur : Steve Miner
Origine : États-Unis
Année de production : 2008
Durée : 1h26
Distributeur : Millenium Films
Interdiction : Aucune
Interprètes : Mena Suvari, Nick Cannon, Michael Welch, Ving Rhames

Une épidémie se répand dans une petite ville des États-Unis, la garde nationale organise alors une quarantaine afin de contrôler l’épidémie. Sarah, caporal de la garde nationale originaire de cette même ville, décide d’aller prendre des nouvelles de sa mère et de son frère.

Quelle grosse merde.

Excitant comme un plagiat raté de Bruno Mattei et presque aussi prétentieux qu’une daube à gros budget de Paul W.S Anderson, ce remake, ou plutôt devrais-je dire cet affront au chef-d’œuvre culte de 1985 Day Of The Dead, s’acharne à vouloir péter plus haut que son cul pour un résultat, disons-le clairement, pire encore que tout ce qui se fait en termes d’opportunisme foireux et complètement dénué de talent. Visuellement très très moche, atrocement mal joué, inintéressant au possible et ridicule à en pleurer, le film de Steve Miner (Le Tueur du Vendredi ; Halloween, 20 Ans Après ; Lake Placid) se fout ouvertement de la gueule des fans de l’original en prenant des libertés qui, s’il y avait déjà fort peu de chances pour qu’elles réussissent à surpasser ou ne serait-ce qu’à égaler le scénario de George A. Romero, s’avèrent être des initiatives aussi merdiques qu’incohérentes. Retour sur le massacre d’un chef-d’œuvre en bonne et due forme.

Le premier point qui nous agresse les yeux au visionnage de Day Of The Dead, c’est son absence totale d’originalité – d’inspiration ? – que le film tente vainement de combler à grands coups d’effets de style plus risiblement cheap les uns que les autres. Le pire reste sans nul doute ces accélérations d’images intempestives convoquées dans l’unique but de donner un semblant de dynamisme au film mais qui ne parviennent au final qu’à rendre les actions complètement brouillonnes voire carrément illisibles. Cet effet insupportable va en réalité de pair avec le parti pris de Steve Miner – sans doute le pire outrage du film – de donner des pouvoirs surhumains à ses zombies. En effet, ceux-ci sont capables de pousser des sprints supersoniques, de marcher au plafond comme dans L’Exorciste, de courir sur les murs à la Prince Of Persia, et j’en passe des pires et des meilleures… Ben ouais, normal : ils sont morts, quoi de plus logique ?! Ces grotesques accélérations essaient donc tant bien que mal de rendre la présence insignifiante des zombies un tantinet angoissante (ce qui reste malgré tout un échec), la rapidité servant souvent de dernier recours aux films nazes pour tenter de faire peur lorsque leur scénario touche le fond.

Et il faut bien avouer que niveau zombies, Day Of The Dead en tient une sacrée couche, je parle notamment de ces nombreuses scènes de métamorphoses ridicules et tout bonnement incompréhensibles (les gens normaux qui se décomposent en bidoche avariée en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire) avec même au programme une super-vision intracrânienne pour illustrer le processus de contamination des cellules du cerveau par le virus (allez, ne nous refusons rien, on a les moyens après tout…). En plus de ces joyeusetés, cet immonde remake qui ne se contente pas uniquement d’user et d’abuser de CGI absolument atroces a même eu  le mauvais goût de transformer les zombies si subtilement élaborés de Romero en monstres assoiffés de sang tuant davantage pour le plaisir que par instinct de se nourrir (c’est simple, on ne les voit jamais se nourrir). Sans parler de l’honteuse scène d’auto-cannibalisme (si, si, je vous jure !) qui a largement de quoi foutre les puristes en rogne, et ils auront bien raison ! D’ailleurs, ne saviez-vous pas que les zombies se désintégraient instantanément au contact des flammes, os y compris ? Oui, oui, j’ai bien dit « désintégrer instantanément ». Le pire, c’est que le talentueux scénariste Jeffrey Reddick devait sans doute trouver ça trop classe comme idée…

Mais quel lien peut-il bien y avoir entre cette sombre merde et le Day Of The Dead de 1985 ? Aucun, mis à part peut-être le prénom de l’héroïne, Sarah, interprétée par une Mena Suvari (American Beauty ; Stuck) complètement à côté de ses pompes, et encore, il est bien possible que ce soit là le pur fruit du hasard. Le remake a même cru judicieux d’aller à contre-courant de l’original en faisant des militaires les « gentils » se battant contre les méchants scientifiques, réduisant par là même la critique antimilitariste de Romero à néant. Que reste t-il donc de bon à prendre dans ce remake ? Absolument rien. Des dialogues creux et ennuyeux à en crever, un scénario aussi inintéressant qu’illogique (une usine de fabrique Nike secrètement reconvertie en silo de l’armée Russe à l’insu de tous… malgré le gros sigle « Biohazard » qui orne sa façade, of course) ; des acteurs de seconde zone insipides et pas crédibles un brin (mention spéciale au scientifique pseudo-beau gosse en costard-cravate tout droit sorti d’un épisode de Nip/Tuck) ; des scènes d’action puant le fake a des kilomètres (ah ah ! je tire au fusil à pompe d’une seule main et y a même pas de recul !) quant elles ne frisent pas carrément la bouffonnerie (le zombie fourbe qui attaque silencieusement du plafond façon Alien…). Le film, malgré » son manque évident de budget, a quand même tenu à se payer quelques « stars » en les personnes de Mena Suvari (sans doute en mal de reconnaissance) et de Ving Rhames, décidément abonné aux remakes (Dawn Of The Dead ; Piranha 3D) qui au final n’apparait pas plus de dix minutes en tout à l’écran (il devait sûrement coûter trop cher…).

Mais je suis mauvaise langue, il y a bien UN point commun entre ce remake pourri sur tous les points et l’original : le zombie intelligent « Bub » (« Boubou » en français), ici rebaptisé « Bud ». Eh bien, croyez-le ou non, mais même ça, le film a réussi à le foirer ! Tout ce qui constituait un formidable intérêt dans le film de Romero et qui de plus était traité avec une sensibilité (et non sensiblerie) touchante et empreinte d’humanisme se retrouve ici littéralement saccagé par une overdose de bons sentiments absolument pathétiques et incohérents tout juste bons à filer la nausée. Ici, le gentil petit soldat végétarien Bud (le très inexpressif Stark Sands) tombé amoureux en trois secondes-chrono de sa supérieure conservera une fois transformé en zombie son profond amour pour Sarah de même que son aversion pour la viande. Voici donc… Le premier zombie végétarien de l’histoire du cinéma ! Pire, il sauvera même sa belle des griffes de ses congénères ! A voir ça, on se dit que le film nous prend vraiment pour des cons. Encore pire, les zombies, se sentant honteusement trahi par l’un des leurs, n’hésiteront pas à lui faire subir de cruelles représailles… Mais où va le monde ?!

Nul à chier, voilà ce qui caractérise le mieux ce Day Of The Dead aussi aberrant par son absence totale de qualités que par sa prétention démesurément éhontée. Tout ça pour ça, j’ai envie de dire… Y a des idées qui feraient mieux de rester au fond d’un tiroir pour l’éternité. Y a aussi des films qui foutent vraiment la haine. Et y a Day Of The Dead, un anti-film notoire qui n’aurait jamais du voir le jour.