Resident Evil (Paul W.S Anderson, 2002)

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Réalisateur : Paul W.S Anderson
Origine : UK, Allemagne, États-Unis
Année de production : 2002
Durée : 1h41
Interdiction : Interdit aux moins de 12 ans
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Interprètes : Milla Jovovich, Eric Mabius, Michelle Rodriguez

Dans un immense laboratoire souterrain, ont lieu des recherches ultras secrètes, supervisées par des centaines de scientifiques. Lorsque l’alarme retentit, tout le monde croit à une simple simulation d’évacuation. Mais bientôt, l’horreur les rattrape. Un virus hautement mortel se propage à un rythme effréné dans les couloirs : en quelques minutes, il met fin à toute vie humaine. Au même moment, Alice se réveille dans un somptueux manoir. Ignorant comment elle a pu atterrir là, elle fait la rencontre de Matt, un policier. Avant même qu’ils n’aient pu trouver une explication logique à ces phénomènes étranges, un groupe d’intervention militaire, les S.T.A.R.S, débarque de nulle part et les oblige à les suivre. Ces derniers ont reçu l’ordre d’infiltrer le laboratoire et de neutraliser la Red Queen, le super-ordinateur devenu fou que l’on tient pour responsable du désastre.

Première adaptation cinématographique du jeu vidéo éponyme qui allait donner suite à une longue série de blockbusters tous plus mauvais les uns que les autres, Resident Evil devait au départ être écrit et réalisé par le Master Of The Dead en personne, j’ai nommé George A. Romero. Cependant, celui-ci se rétracta en 1999 pour divergences artistiques (tu m’étonnes !) et le projet échoua finalement à Paul W.S Anderson, qui avait déjà plus ou moins fait ses preuves – plutôt moins que plus – avec son adaptation niaise à souhait du célèbre et ultra-gore jeu de baston Mortal Kombat en 1995. Il y a fort à parier que Resident Evil aurait été bien meilleur sous la direction de Romero, d’autant plus qu’Anderson, désireux de toucher un large public de jeunes ados pré-pubères de 12 ans max tout en évitant le risque de la censure, ne fit rien d’autre que saccager l’ambiance glauque et oppressante si caractéristique du jeu qui connut ses heures de gloire sur Playstation dans les années 90 en nous en livrant sa version ultra-épurée. En dépit de sa promo mensongère au possible et de la prétention à en crever les yeux qui émane de quasiment chacun de ses plans, Resident Evil fait office de pétard mouillé davantage mû par une stratégie commerciale peu subtile que par un réel désir de faire plaisir aux fans du jeu vidéo en lui rendant hommage.

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En réalité, la seule réussite du film reste sa bande-son électrique composée par l’Antichrist Superstar Marilyn Manson en collaboration avec l’italien Marco Beltrami. Alliant mélodies électroniques à la fois enfantines et angoissantes et riffs endiablés de guitare sonnant très heavy metal, la musique de Resident Evil lui confère ce petit semblant d’identité dont il manque cruellement. Que ce soit pour instaurer une atmosphère apocalyptique, comme dans la toute dernière scène du film (la seule qui en jette vraiment) durant laquelle Alice (Milla Jovovich, Le 5ème Élément ; Phénomènes Paranormaux) sort de l’hôpital désert et se retrouve seule contre tous dans une ville dévastée ; ou encore pour souligner la dimension juvénile d’Alice et de la Reine Rouge, les tonalités métalliques des thèmes aux airs de berceuses maléfiques du Pope Of Dope constituent l’un des seuls éléments du métrage qui ne soient pas bons à jeter. Dommage que le travail efficace et original de Manson se trouve allègrement massacré par la présence insipide de quelques noms de la scène metal et nu metal tels que Slipknot, Rammstein et Adema, qui quant à eux viennent pleinement confirmer la visée principalement commerciale de Resident Evil consistant à accumuler des personnalités connues pour faire vendre toujours plus autour du film.

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Mais qu’en est-il du principal intérêt du film, les zombies ? Eh bien, ils sont plutôt pas mal à vrai dire : lents, dégoulinants de sang, traînant la patte et crevant la dalle, ils constituent une menace massive et omniprésente, même si leurs apparitions sont très souvent bourrées de clichés et davantage vectrices de scène d’action tout sauf originales que d’horreur pure et dure. Le mutant du film, l’arme secrète de la Reine Rouge, est quant à lui atrocement décevant car modélisé en CGI minables et déjà largement dépassés en 2002. Les nombreuses scènes d’action sont certes plutôt punchy mais, là où Romero aurait très certainement choisi de montrer du gore, le courageux Anderson préfère couper pour rendre la chose plus facilement digérable… Sans parler de l’insupportable bande-son de metal agressif qui accompagne systématiquement ces scènes plates à en crever, convoquée uniquement dans l’espoir de faire imaginer au spectateur ce que le film ne montre pas en tâchant vainement de les rendre plus violentes. Quelques passages seulement osent montrer un peu de barbaque et encore, un seul en fait : celui du couloir piégé qui par ailleurs semble allègrement pompé sur la scène d’introduction du génialissime Cube de Vicenzo Natali.

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Resident Evil prend le parti d’adopter un aspect très « science-fiction » qui l’en éloigne considérablement de l’ambiance crade et glauque du manoir du premier  jeu vidéo de la saga : hologrammes, caméras et gadgets dernier cri, gros flingues ultra-sophistiqués et I.A surdéveloppée, l’univers du film est formellement assez bien abouti même s’il ne fait pas vraiment preuve d’une grande originalité. Tantôt crades et obscurs, comme la gare du Hive, tantôt lumineux et froids, épurés au maximum avec prédominance du métal, comme les salles de recherches scientifiques et l’hôpital dans lequel se réveille Alice à la fin du film ; les décors visent à instaurer une tension latente qui nous pousserait à penser que tout peut arriver au sein de ces lieux hostiles et impersonnels, marqués par la démesure et l’ambition du progrès avec un grand P. Malheureusement, cette potentielle tension se trouve tuée dans l’œuf par la superficialité du scénario et des personnages…

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En effet, les protagonistes principaux sont malheureusement très creux et horriblement lisses : entre le flic Matt (Eric Mabius, Sexe Intentions ; Reeker) complètement insipide et parfaitement inutile, dont la présence s’explique uniquement par le fait qu’il serve à préparer le terrain pour l’arrivée du Némésis dans Resident Evil : Apocalypse ; la femme-soldat Rain (Michelle Rodriguez, Fast And Furious ; Machete) insupportable car stéréotypée à fond et le pseudo-méchant et pseudo-beau gosse Spencer (James Purefoy, Solomon Kane) plus inexpressif encore qu’une moule morte ; il semble évident que Paul W.S Anderson ne soit pas vraiment doué pour susciter l’empathie du spectateur envers ses personnages. Seule Milla Jovovich parvient à ressortir à l’écran, mais je soupçonne sa petite robe rouge d’y être pour quelque chose…

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En définitive, Resident Evil fait figure d’adaptation complètement ratée du jeu vidéo mythique, qui déçoit de par son côté édulcoré à fond et ses effets spéciaux ridicules. Illégitimement prétentieux (comme tous les autres volets de cette saga minable que réalisera Paul W.S Anderson) et malhonnête au possible car n’honorant pas du tout son « contrat » de produire un film gore et effrayant digne du jeu vidéo (ce que sa promo n’avait aucun scrupule à suggérer), Resident Evil reste un film de pseudo-horreur destiné aux ados, qui ne respecte pas même les attentes des fans du jeu, qui par ailleurs risquent d’être fort déçus. Pour les autres, eh bien, je vous conseille de vous jeter sans plus attendre sur le scénario original de George A. Romero, disponible en magasin et sur le Net, plutôt que de perdre votre précieux temps avec cette bouse…

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Machete (Robert Rodriguez, 2010)

Réalisateur : Robert Rodriguez, Ethan Maniquis
Origine : États-Unis
Année de production : 2010
Genre : Action
Durée : 1h45
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Interdiction : Interdit aux moins de 12 ans
Interprètes : Danny Trejo, Jessica Alba, Michelle Rodriguez, Robert De Niro

Le jour où Machete est contacté pour assassiner le sénateur McLoughlin en pleine campagne électorale, il ignorait qu’il allait être la cible d’un gigantesque complot politique. Laissé pour mort, cet ex-agent fédéral mexicain se lance à la poursuite des traîtres sans répit, bien décidé à ressortir sa machette légendaire…

On l’attendait avec impatience depuis des mois, la bombe Machete débarque enfin sur nos écrans !
On peut dire que le nouveau bébé de Robert Rodriguez (Une Nuit En Enfer, Sin City, Planet Terror) a su faire parler de lui depuis la fausse bande-annonce pour son projet Grindhouse avec Quentin Tarantino, notamment en multipliant les teasers et autres affiches percutantes sur Internet. Propulsant le bad ass Danny Trejo sur le devant de la scène pour la première fois de sa carrière, en tout cas dans le cadre d’un film grand public, le réalisateur s’offre un casting haut de gamme pour nous livrer une œuvre incroyablement fun qui comprend absolument tous les éléments que l’on pouvait espérer.

L’homme à la machette a tout du parfait héros de films d’action : patibulaire, ultra-fort, impitoyable et très populaire auprès des femmes, ce tueur mexicain à la gueule taillée au burin est plus que prêt à en découdre et tous les moyens lui seront bons pour venir à bout de l’organisation qui l’a poignardé dans le dos. Danny Trejo, en plus d’avoir la gueule de l’emploi, est tout simplement hallucinant dans ce qui pourrait bien être le rôle de sa vie. Chacune de ses apparitions est un authentique délice pour les yeux, le voir hacher menu ses ennemis à la machette, à la débroussailleuse et même au sécateur reste un plaisir (non) coupable auquel nous nous adonnons sans vergogne…  Le point fort du film reste incontestablement sa belle brochette d’acteurs qui livrent le meilleur d’eux-mêmes pour mener à bien cette œuvre déjantée qu’ils ont apparemment pris grand plaisir à tourner.

C’est un fait avéré, absolument tous les personnages de Machete ont trop la classe, de Luz (Michelle Rodriguez ; Resident Evil, Avatar), la guerrière sauvage au grand cœur, en passant par le vicelard incestueux Michael Benz, superbement interprété par Jeff Fahey (Planet Terror), et Sartana (Jessica Alba ; Sin City, The Eye), la fliquette amoureuse de justice. Rodriguez a même fait appel à la très trash Lindsay Lohan (I Know Who Killed Me) qui nous en met plein la vue dans son rôle de fille à papa junkie reconvertie en nonne vengeresse. Même Robert De Niro semble s’amuser comme un petit fou en sénateur texan xénophobe et avide de pouvoir. Tous ces personnages hauts en couleurs évoluent au gré d’actions qui ne craignent décidément pas la démesure et qui s’enchaînent sur un rythme électrique qui nous tient en euphorie du début à la fin du film. Rodriguez a également pris le parti de choisir des acteurs de séries B ou de séries tout court tels que Steven Seagal (Sous Haute Protection, Le Prix Du Sang) et Don Johnson (de la série Nash Bridges) et leur a ainsi permis de tenir des rôles à contre-courant de ceux qu’ils incarnaient jusqu’à présent. Ainsi, le pacifiste Seagal se retrouve baron du cartel de la drogue mexicain, entouré de putes et maniaque du katana, tandis que Don Johnson devient une sorte de cowboy des temps modernes qui joue au ball-trap avec des clandestins mexicains.

Une autre excellente surprise de Machete est la présence de l’acteur, cascadeur et maquilleur Tom Savini (le biker à la… machette, justement, de Dawn et Land Of The Dead de George A. Romero) qui interprète ici un tueur professionnel en cuir et à grosses moustaches dont la particularité est de mitrailler ses ennemis d’une seule main (trop la classe !). Tous ces acteurs que l’on n’a que trop rarement l’occasion de voir dans de grosses productions de nos jours nous font ainsi redécouvrir toute l’étendue de leur talent d’acteur en nous servant sur un plateau leurs jeux imperfectibles qui ne manquent pas de mordant et d’humour. Il est également à noter que certains des acteurs de Machete sont en quelque sorte des « habitués » des films de Robert Rodriguez ; on a notamment pu apercevoir Dany Trejo, Tom Savini, Cheech Marin, Jeff Fahey mais aussi Jessica Alba dans des films tels que Spy Kids, Desperado et Une Nuit En Enfer pour les trois premiers, ainsi que Planet Terror et Sin City pour les deux autres. Le réalisateur mexicain s’est donc entouré d’une petite équipe presque « familiale » pour produire cette œuvre qu’il avait vraisemblablement en tête depuis longtemps (lors des apparitions de Danny Trejo dans ses films, ce dernier est presque systématiquement équipé d’armes blanches) et dans laquelle il a pu insérer bon nombre de ses fantasmes d’enfant. Enfin, on remarquera l’auto-clin d’œil de Rodriguez à son précédent film, Planet Terror, en replaçant les jumelles baby-sitters complètement tarées quasiment dans le même contexte (ici en infirmières qui mitraillent tout ce qui bouge), exactement comme dans le film Grindhouse.

Mais laissons un peu de côté les acteurs, car il faudrait des pages et des pages pour écrire tout ce qui mérite d’être dit sur leurs performances (le padre aux fusils à pompe et acolyte de Don Johnson dans Nash Bridges, tout simplement énorme…). Côté action, on est servi et on en redemande toujours plus tellement une scène en appelle une autre encore plus fun. Parmi les plus mémorables, citons celle où Machete s’enfuit de l’hôpital en se balançant d’un étage à celui d’en-dessous, agrippé à un intestin grêle fraîchement retiré de son réceptacle vivant ; ou encore la séquence d’introduction durant laquelle il fait un véritable carnage à la machette dans le repaire de Torrez. Quant aux effets spéciaux, ils sont nickels, rien à redire, Rodriguez a su faire bonne utilisation des CGI pour les giclées de sang (qui coule à profusion) et les scènes d’action demeurent très efficaces même si certaines sont légèrement sur-découpées. Le face-à-face improbable Trejo/Seagal reste le moment le plus jouissif du film tant il émane un charisme exceptionnel de chacun des deux acteurs. D’ailleurs, si Machete peut être considéré comme un film d’action, il n’en reste pas moins hybride car mêle habilement baston, gore fun et humour au trentième degré pour produire au final un film complètement barré qui a su pleinement saisir les attente de son public.

Comme à son habitude, Robert Rodriguez agrémente son film d’une musique tantôt envoûtante, tantôt déchainée qui assure une parfaite cohésion avec les images, d’ailleurs interprétée par son propre groupe Chingon. Tous comme Planet Terror, la BO de Machete témoigne de l’amour fusionnel du réalisateur pour la musique, et son traitement des effets sonores n’est pas sans rappeler celui de son ami Quentin Tarantino. Le montage est énergique, l’on n’a pas le temps de s’ennuyer durant ces 1h45 qui semblent s’écouler à la vitesse de la lumière… Pratiquement tous les dialogues pourraient être cultes tant ils sont placés sous le signe de la dérision (« – C’est quoi ce truc long et dur ? » « – C’est ma machette. ») et certaines scènes sont tout bonnement tordantes ; on sent vraiment que Machete est avant tout un délire du cinéaste concrétisé dans une ambiance potache qui a su allier exigence et éclate totale. On ressort de la salle de cinéma le sourire aux lèvres, comme régénéré par cette petite bouffée d’air frais…

Machete nous offre donc un résultat parfaitement fidèle à ce qu’il annonçait trois ans plus tôt avec sa bande-annonce de Grindhouse : un film explosif, violent mais surtout très drôle, en un mot génial, et qui nous fait espérer une suite d’ici peu de temps de toutes nos forces… Peut-être cette séquelle potentielle sera-t-elle vraiment intitulée Machete Tue ?! Ça promet en tout cas…

Resident Evil 3D : Afterlife (Paul W.S Anderson, 2010)

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Réalisateur : Paul W.S Anderson
Origine : UK, Allemagne, États-Unis
Année de production : 2010
Durée : 1h40
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Interdiction : Avertissement
Interprètes : Milla Jovovich, Ali Larter, Shawn Roberts

Dans un monde ravagé par le virus T qui transforme les êtres humains en zombies, Alice poursuit sa lutte sans merci contre Umbrella Corporation. Un jour, elle reçoit un signal émis depuis le dernier refuge encore non contaminé sur Terre, Arcadia, et décide de s’y rendre. Son voyage la mène jusqu’ à Los Angeles où elle fait la rencontre d’une poignée de survivants qu’elle décide de conduire avec elle jusqu’à Arcadia. Mais ils sont en réalité sur le point de tomber dans un piège machiavélique d’Umbrella Corporation…

Resident Evil 3D : Afterlife fait partie de ces films qui apportent une fois de plus la preuve indiscutable qu’une séquence d’ouverture prometteuse ne suffit pas à faire un bon film. Désireux de profiter de la poule aux œufs d’or du moment, Paul W.S Anderson, à qui l’on doit, entre autres, les très discutables Mortal Kombat, Alien vs Predator et le remake de La Course à la Mort de l’An 2000, prend le parti d’adapter en version 3D le quatrième volet de la saga inspirée de la célèbre franchise de Capcom qu’il a lui-même initiée, signant par là même le pacte solennel de nous offrir un bon gros blockbuster survitaminé pour bien entamer la rentrée 2010. Et le résultat est, disons-le franchement, catastrophique.

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Bullet-time copie-conforme d’un Matrix-like démodé et exploité à outrance, CGI hideux en-veux-tu en-voilà, arrêts sur image vides de sens et surtout d’intérêt ; le film ne cesse de vouloir nous épater en se livrant à un véritable déballage ostentatoires de techniques se voulant futuristes mais qui ne parviennent en définitive qu’à le ridiculiser et, en prime, nous exaspérer. Une profusion de ralentis insupportables semblant vouloir nous projeter cinq ans en arrière viennent désamorcer le rythme du film sans répit et, au lieu de nous divertir en nous en mettant plein la vue, Resident Evil 3D ne réussit qu’à nous plonger de gré ou de force dans un ennui sans fond. La narration est de fait totalement déséquilibrée, car à la surenchère de scènes faussement stylisées succède un mortel passage à vide où le concept de 3D semble s’être volatilisé et plombe par la même occasion le peu d’attrait qui pouvait encore subsister chez le spectateur.

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Le seul point positif du film est sa séquence d’ouverture esthétiquement très réussie mettant en scène la super-célébrité-karaoké japonaise Mika Nakashima (Nana, Fast & Furious : Tokyo Drift) en folle furieuse zombifiée ; hélas la surabondance de ces effets pour le moins secondaires et superficiels (ralentissements, accélérations,  arrêts sur image, etc.) lui ôte toute crédibilité ainsi que toute possibilité de se singulariser.

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L’on retrouve également une Milla Jovovich (Le 5ème Elément, Jeanne d’Arc, Ultraviolet, la saga des Resident Evil)  hyper-sexy en Xena la Guerrière version apocalypse qui se démène de toute sa superbe plastique pour tenter de sauver les meubles, virevoltant dans les airs en tirant à tout va ses balles d’argent sur des zombies sanguinolents au design de plus en plus moche… Malheureusement pour elle, le film ne peut bien évidemment pas se contenter de laisser reposer son seul et unique intérêt sur les épaules de son héroïne, et les performances physiques d’Alice et ses clones restent malgré tout ensevelies sous la médiocrité d’une mise en scène outrancière et complètement creuse. Ne reste que la bande-son punchy aux sonorités néo-électro proches de celles de Marilyn Manson (voir le premier Resident Evil) pour apporter un semblant de rythme à cet enchaînement de scènes navrantes à la médiocrité assumée (ou pas).

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« Excessif » et « prétentieux » sont les dignes qualificatifs de ce nouveau Resident Evil 3D, et, à force de trop vouloir en faire, Anderson gâche littéralement le peu de scènes qui auraient pu être sauvées, et qui ont au final un goût désagréablement faisandé. Fan de Resident Evil ou pas, un conseil : passez votre chemin…